Projet de résidence 2019-2020

La compagnie amorçe  sa troisième année de résidence de territoire avec la Communauté de Communes Combrailles Sioule et Morge

Ce 3ème projet de résidence de territoire s'articule autour de trois objectifs principaux.

- tisser du lien entre les habitants de ce territoire à travers des rencontres et des ateliers de pratiques artistiques pour toutes les générations

- diffuser des performances artistiques à chaque changement de saison, sur le territoire, nées d'une immersion dans divers lieux et communes, en salles ou sur des sites inédits et remarquables du patrimoine

- créer un spectacle réunissant une vingtaine d'artistes amateurs et les membres de la compagnie : "VIVANTS"

* La compagnie Le cRi est accueillie à La Passerelle et bénéficie d'un bureau, d'espaces de travail (salles de spectacles et salle multi-activités) ainsi que d'un accompagnement et d'un suivi du projet assurés par l'agent de la collectivité chargé du développement culturel.

* La Drac Auvergne-Rhône-Alpes est également partenaire officiel de la compagnie dans le cadre d'une résidence  en territoire de 3 ans (2018-2020)

Projet 2020 :

" VIVANTS ! "

Le « Vivant », c’est la thématique que la compagnie a choisi pour proposer ses deux nouvelles années de pérégrinations créatrices et relationnelles sur son territoire d’expérimentations.

Pourquoi le vivant ?

Oserait-on cette évidence : en milieu rural, la nature abonde. Végétaux, animaux, minéraux. Le vivant est là, donc, décuplé, multiple, intense.

Mais il ne suffit pas de le dire pour que l’affaire soit classée et le terrain défini. Qu’est-ce que cette « nature » versée à pleines rivières et champs, par forêts et bêtes ? Comment influence-t-elle nos vies, nos pratiques, nos conceptions du monde ? Qu’implique de vivre aux côtés d’autres formes de vie que la nôtre ? qu’est-ce que ça change ? ou pas ? quel enseignement en tirer ? quelles émotions ?

Cette notion du « vivant », nous l’imaginons plus large.

Qu’est-ce qui nous rend vivant ?

Telle sera notre question phare. Nous nous demanderons et demanderons autour de nous, dans nos rencontres et interactions multiples, ce que vivre signifie pour chacun, ce que cela implique, comment nous imaginons, réalisons, rêvons nos vies, chacun à notre façon.

De quoi est faite la vie, notre vie ?

Nature, culture, activités, sentiments, projets, liens affectifs, familiaux, itinérances, croyances, philosophies, valeurs…. peuvent tour à tour et ensemble raconter nos vies et ce que nous y insufflons d’essentiel.

SOS vies en détresse

A l’heure des bouleversements climatiques, politiques, idéologiques, sociaux, le vivant dans sa conception la plus large, semble menacé de toutes parts et, face à l’imminence des catastrophes, réclame toute notre attention. Si nous tenons à lui, à nos moyens de subsistance comme à nos métiers, à nos proches comme à nos désirs d’avenir, il est temps de nous pencher sur la question du vivant, de l’essentiel, temps de nous demander ce qui fait notre présence au monde et comment lui donner les conditions de la durée.

 

       Dans ce contexte fragile, nous tremblons nous aussi, perturbés par ces dérèglements qui remettent en question nos comportements mais aussi nos convictions profondes, nos agissements, nos certitudes.

 

Poser en 2020 cette réflexion sur le vivant en un territoire comme celui qui accueille nos recherches artistiques, c’est nous tourner vers l’intérieur de nous-mêmes mais aussi des autres, plus encore, pour observer, comprendre, améliorer cet amour du vivant qui nous porte et nous relie.

 

 

Objectifs et processus

Il s’agit pour nous de « faire résonner le territoire » à travers nos corps et nos pratiques, de transformer impressions et sensations en un acte créatif partagé, de faire connaître le travail concret d’une équipe artistique hors des lieux de création traditionnels, de faire lien avec tous, au fil de nos expériences de terrain.

 

Pour ce faire, de janvier à décembre 2020, une nouvelle fois, le cRi déroulera son itinérance artistique en tous lieux du territoire de la communauté de commune Combrailles Sioule Morge. Celle-ci sera ponctuée de rencontres donnant lieu à un rendez-vous artistique par saison (« In vivo ») et à un spectacle associé réalisé avec un groupe de comédiens et comédiennes amateurs (chantiers de l’imaginaire an 3.)

 

I- Les rendez-vous « IN VIVO »

 

«  qu’est-ce qui nous rend vivant ? »

A cette occasion, l’équipe s’installe pour une mini « résidence » de 2 à 3 jours dans un lieu extérieur (forêt, point d’eau, site remarquable, intérieur (moulin, atelier d’artisan, école, maison de retraite) ou un ensemble de lieux (village, rive, hameau…)

Ils pérégrinent, observent, interrogent, écrivent, enregistrent, photographient, s’imprègnent. Avec les matériaux glanés auprès des habitants et des espaces (images, objets, histoires, chants… ) ils restituent leur « moisson » sur place, en public, le soir du dernier jour, sous forme d’un jaillissement artistique joyeux et partagé.

Premier rendez-vous de printemps

« In vivo » :

Les 8, 9 et 10 avril 2020

II- Les chantiers de l'imaginaire (an3)

Ouverts depuis octobre 2017 au centre culturel de la Passerelle.

Menés par William  Barbiéri professeur de Tai Ji Quan et Qi Gong, comédiens, metteur en scène et danseur, Sophie Lannefranque, comédienne et autrice, Isabelle Mandard, créatrice et manipulatrice d’objets, Christophe Nurit, accordéoniste compositeur et Julie Carles, bassoniste.

ls sont gratuits et ouverts à tous à partir de 13 ans.

Ce chantier explore de façon ludique les ressources créatives de chacun, par le biais d’outils, issus des arts martiaux et énergétiques chinois, de la pratique théâtrale sous différentes formes (théâtre gestuel, mime clownesque, théâtre masqué, théâtre choral…).

Il permet d’explorer les mots, les matières, les formes, les couleurs, le pouvoir sonore du corps et des objets.

Des temps de partage et d’expérimentation où la bienveillance, l’écoute et la curiosité seront des fils conducteurs.

« Il s’agit de mettre en chantier son imaginaire pour le (re)mettre en mouvement, le dépoussiérer, le faire fructifier. Dans “chantier” est contenu l’idée de bricolage, il s’agirait donc de se bricoler soi- même avec des outils bienveillants et, tant qu’à faire, amusants, relaxants, excitants, stimulants… En cultivant notre imagination, on élargit son champ d’action. En cultivant son jardin intérieur, on prend soin de soi-même ».

William Barbiéri

Dates des ateliers-chantiers réalisés avant la pandémie (Un samedi ou dimanche toutes les trois semaines.)

5 octobre/16 Novembre/ 14 décembre/12 janvier/1er février/.

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Un Objet Cinématographique Non Identifié

SYMBIOSE

Notre idée :

 

Faire un film qui serait le film du film qui n’aurait pas lieu en tant que film (de fiction) mais serait le prétexte artistique et ludique à une aventure collective dont le film serait le témoin.

 

Cet objet filmique inédit sera entièrement réalisé en décors naturels et sur le territoire de la com-com, en extérieur. Nous intégrerons dans notre réalisation l'ensemble des mesures sanitaires telles qu'énoncées par les autorités compétentes afin d'assurer la sécurité de tous les protagonistes amateurs et professionnels présents sur le tournage. Celui-ci s'étalera sur six journées de mi-juin à début juillet, essentiellement sur les week-ends. Nous espérons avoir terminé le montage et la bande-son fin juillet afin de pouvoir proposer, dans la seconde partie de l’été et à la rentrée, des projections en extérieur, que nous imaginons accompagnées de débats, ateliers de pratique artistique et discussions sur notre rapport au « vivant ».

FAIRE L’EXPÉRIENCE

 

L’expérience du sauvage à travers nous. Entendre cet appel et le laisser nous transformer. Tenter de sortir nos corps et âmes de ce confinement, de revenir à nous, à soi, au dehors.

 

Les acteurs improvisent, travaillent en pleine nature leurs personnages.

 

Les réalisateurs, le cameraman, les musiciens, auteurs, manipulateurs etc. sont aussi en impro et en recherche à partir du canevas de base.

 

Chacun est au service de ce qui se passe, chacun nourrit l’expérience de son inspiration, de sa créativité.

 

Le film peut tout filmer : les essais, les pauses, les discussions, le bricolage, les ratages, les déplacements. Le film est aussi un film sur le travail, le groupe, l’’échange, la coopération dans l’art, cet engagement qui est le nôtre.

 

Rien n’est écrit sauf la trame générale et le texte de Sophie.

 

On ne filme pas la réussite, on filme la tentative.

 

Le film parle aussi de notre difficulté (présente) à assembler les morceaux de l’art, à rassembler les morceaux de nous ensemble avec les autres.

 

On évite les effets spéciaux, on essaye de se débrouiller avec le minimum, dans l’instant présent.

 

 Chacun est créateur.

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Le contexte territorial du projet

Situé dans le département du Puy de Dôme, sur le territoire des Combrailles, en zone rurale, le nouvel EPCI Combrailles Sioule et Morge Communauté regroupe Manzat Communauté, (créée le 22 décembre '1997), la Communauté de communes des Côtes de Combrailles [créée le 20 décembre 1996) et 8 communes de la Communauté de communes du Pays de Menat (créée en 1993).
Ce nouveau territoire rassemble environ 20 000 habitants sur 435 km2, sur environ 40 kilomètres d'une extrémité à une autre.

Il s’agit de petites formes artistiques réalisées sur trois jours au cours desquels les membres du cRi : Julie Carles (Bassoniste), Christophe Nurit (accordéoniste), Isabelle Mandard (créatrice plastique), William Barbéri (comédien, metteur en scène) et Sophie Lannefranque (autrice, comédienne) se retrouvent pour explorer un territoire et ses habitants sur le thème :

ADAPTATION DU PROJET SUITE AU COVID 19

L’emprise de la COVID 19 a imposé de reconsidérer ce projet.

Pour que se poursuive la création artistique, la compagnie a imaginé et transformé le projet initial pour s’orienter vers la réalisation d’un film documentaire.